Nous retrouvons Alain Tourel, notre guide pour la journée, à 10h au parking du Vidourle. Nous sommes une quinzaine de l’association.
Tout de suite, sur la passerelle, c’est un rappel sur ce fleuve capricieux, qui connaît trop souvent des crues spectaculaires,
les fameuses « vidourlades », débordant largement sur la ville et les villages alentours.
Le pont romain a su résister aux fureurs du fleuve. Construit sous Tibère, il est le plus important pont de la Gaule romaine, après le pont du Gard. Long de 230 m, composé d’une vingtaine d’arches, il est largement occupé par des maisons, du fait qu’on a bâti une partie de la ville et du faubourg dans le lit de la rivière.
Sur l’une des arches, se dresse le beffroi communal, une tour fortifiée du Moyen Age, ouvrant sur la vieille ville, célèbre alors pour sa laine, ses tissus, le cuir, et ses activités agricoles. De nombreux moulins étaient installés le long de la Vidourle.
On poursuit par la place des Docteurs-Dax, ou place du Marché, qui porte la trace des arches ensevelies doublées de passages voûtées. Une place à arcades qui retrouve sa splendeur d’antan chaque samedi à l’occasion du marché hebdomadaire !
En arrière, jusqu’au château, s’étend tout un quartier en damier jadis entouré de remparts avec son dédale de ruelles où se dressent de belles façades d’hôtels particuliers, mais aussi quelques passages obscurs. Sommières a connu un second âge d’or après les Guerres de religion.
Le repas de midi se fera justement dans une étonnante bâtisse des XVIe s. – XVIIe s., la Maison d’Avignon, sur l’une des places centrales et les plus
animées de la cité.
L’après-midi est consacré à la visite du site d’Ambrussum, un site majeur de la Via Domitia, cette célèbre voie qui reliait l’Italie à la péninsule ibérique.
Un petit musée de site, avec une riche scénographie, en résume l’essentiel.
On longe la voie jusqu’au pont Ambroix, aussi sur la Vidourle, dont il ne reste plus qu’une arche sur les dix à l’origine.
A côté, les restes d’un ancien relais routier construit vers 30 av. J.-C.
On monte à l’oppidum réaménagé à l’époque romaine avec sa porte et son tronçon de voie pavée marquée d’ornières profondes, son rempart renforcé de bastions, ses quartiers d’habitations, sa place au portique.
Un exemple remarquable d’agglomération gauloise transformée sous l’influence romaine à partir du IIe s. av. J.-C.
De là-haut, une vue à 360° sur toute la contrée : le Pic Saint-Loup, les contreforts des Cévennes, Gallargues, les garrigues…
Un grand merci à André pour ses présentations tout au long de la journée et son engagement bénévole auprès de notre association.























