Archives de catégorie : Nous y étions

Visite à la « Magdeleine » des Gorges

L’association Patrimoine proposait une randonnée à « la Magdeleine » des Gorges, autrefois connue sous le nom de « Maladrerie des Templiers« , la veille des Journées européennes du Patrimoine.

A partir du GR4 du Garn, la descente se fit par la Combe du Cros,

un sentier pentu, encaissé et souvent caillouteux bordé de beaux et grands chênes couverts de mousse. Puis on longea l’Ardèche, sans trop l’approcher, en côtoyant de vastes porches.

                                                     L’occasion de faire la pause pique-nique

 

et de plonger une tête dans la rivière face au Rocher de la Cathédrale.

 

 

 

On arrive ensuite aux célèbres ruines de la Maladrerie dont les récentes fouilles ont permis de mieux comprendre l’évolution de cet ensemble monastique installé  au  fond  des  Gorges,

 

dans un cadre exceptionnel, avec en toile de fond les falaises du Cirque de la Madeleine.

 

 

Ces ruines qui ont fait couler beaucoup d’encre ont néanmoins perdu quelque peu de leur superbe avec le manque d’entretien du site. 

La végétation – surtout des épineux – y reprend ses droits empêchant, au-delà de la chapelle, de s’approcher de certains bâtiments comme l’étonnant mur à arcades ou encore la citerne.

La remontée vers le plateau se fit par le vieux et long chemin des Ingranatières qui réserve quelques vues vers le méandre des Templiers.

Une magnifique journée pour les participants, alliant nature et patrimoine, sur un versant très ombragé, peu fréquenté, et au coeur de la Réserve Naturelle des Gorges de l’Ardèche.

On peut regretter que cette sortie n’ait pas attiré plus de monde. Encore un coup du Covid !

 

 

 

Dimanche 2 août Gerbier de Jonc : le sentier du Pradal

Pour sa sortie du mois d’août, l’association Patrimoine proposait une randonnée nature et fraîcheur autour du Gerbier de Jonc,

 

sur le sentier du Pradal,  dans un site classé pour la richesse de son biotope.

La progression se fit le plus souvent en sous-bois, sous les hêtres, les sapins et les épicéas,

 

avec de belles perspectives sur le dôme volcanique du Gerbier ou encore le Mézenc et le suc de Sara.

 

 

La première partie est plutôt en descente assez  raide.

Le pique-nique fut pris au plus près du ruisseau de Pradal, à 950m d’altitude,

avant la remontée longue mais régulière.

 

Ce fut l’occasion de découvrir encore de petits hameaux comme Ribalasse et Le Pradal  avec  des  demeures  authentiques

aux toits de lauzes (ici la phonolite qui se débite comme l’ardoise)

 

et d’échanger avec quelques locaux su les activités sylvo-pastorales et la vie d’antan.

Une bouffée d’air frais en ces périodes de canicule, avec en surcroît la possibilité de savourer myrtille, framboise et fraise des bois tout le long du chemin. Et un parcours sauvage peu fréquenté, à son rythme, loin de la foule qui s’amasse du côté de sources de la Loire et de ses boutiques.

                                                                           Du pur bonheur !

Dimanche 12 juillet Lagorce : Le Ranc de l’Arc en boucle

C’est reparti….

L’Association Paysages,Patrimoine et Environnement de Saint-Remèze reprend ses sorties, après les durs moments du confinement. Son programme pour le second semestre vient de paraître dans sa Feuille de Vigne.

La randonnée portait sur le Ranc de l’Arc dans la commune de Lagorce. Le site se présente sous la forme d’une belle arche naturelle culminant au-dessus de la vallée de l’Ibie. 

Une curiosité géologique qui surprend après une montée en sous-bois. En dessous, se cache l’abri du Ranc de l’Arc qui a livré de l’outillage moustérien de plus de 41 000 ans. La progression se poursuivit sur le plateau

 

  où se cachent plusieurs cabanes de charbonniers, une activité importante autrefois sur toute la commune.

Puis on obliqua plein ouest, en recoupant la Voie royale qui reliait le baillage de Villeneuve-de-Berg à Vallon-Pont-d’Arc.

 

Le groupe  gagnait  ensuite la chapelle Notre-Dame d’Ajude,  au  pied  d’un  vieux  cèdre.

 

 

 

 

 

Elle a toute l’allure d’une chapelle romane, restaurée au XVIIIe s. De la façade, on jouit d’une superbe vue sur le village de Lagorce.

Le retour se fit par un tronçon du sentier botanique qui rappelle la flore du milieu, puis par le lit du ruisseau sauvage du Salastre, où se cache le gour insolite de l’Oule, toujours en eau.

Une belle balade associant nature et patrimoine, qui laisse présager de la qualité des suivantes, et le plaisir de se retrouver.

 

 

 

Dimanche 1er Mars : La Croix de Pisseloup / Laulagner/ Manaval/ Chantayre/Gogne

Pour sa troisième sortie l’association Patrimoine proposait une randonnée découverte à la journée partant de la Croix  de Pisseloup sur les hauts de la commune de Gras, près du hameau  de Gogne.

 

De là, on jouit d’un superbe paysage de serres pentus et de vallats s’étirant sur les contreforts de la Dent de Rez.

 

 

Par la piste du pylône et des cèdres, le groupe gagna les anciennes fermes de Chambonnet, encore habitées en 1940.

 

 

 

Elles sont le point de convergence d’une masse incalculable d’anciennes terrasses de culture bordées de murs en pierre sèche, bien exposées au sud.

 


Elles traduisent la lutte acharnée, l’ingéniosité de ces familles de paysans pour transformer les pentes en champs cultivables face à la pression démographique de l’époque. On vivait là en pleine autarcie, avec en outre quelques bêtes à laine.

 

Au plus bas de cet espace construit, plutôt raide, nous récupérions la piste de Manaval,

 

 

où se dressent les ruines d’une autre vieille bâtisse, avec de magnifiques volumes voûtés, anciennes granges et bergerie.

Manaval comptait encore 18 habitants en 1911, avant la Grande Guerre !

A proximité, au confluent du Gardon et du ruisseau de Madière furent trouver en 1970, les vestiges d’une station néolithique de surface, d’époque chasséenne, avec un important outillage microlithique à base surtout de lames et de lamelles de silex, quelques meules, et de nombreux tessons de céramique.

 

La remonté se fit par Laulagner avant de retrouver Gogne qui compta jusqu’à 80 habitants en 1871, pour trois aujourd’hui.

 

 

Une belle randonnée et une parfaite illustration de la déprise agricole connue par notre contrée depuis plus d’un siècle.

samedi 1 février : le Rocher de Castelevieil (Aiguèze)

Pour sa seconde sortie, l’association Patrimoine proposait une montée aux Rochers de Castelviel sur la commune d’Aiguèze.

 

Le groupe était accompagné de Didier Ventajol et de Gérard de Racines aiguézoises.

 

 

Malheureusement, le brouillard et la pluie gâchèrent quelque peu la randonnée. La progression se fit par de vieux chemins dont certains marqués par de profondes ornières et des sentiers en sous-bois.

En dehors de la vue sur les Gorges, nulle ce matin là, l’intérêt du site résidait dans la présence de deux enceintes, dont l’une en pierre sèche remontant à l’Age du Fer (Ve s. av. J.-C). et la seconde sous la forme d’un beau mur bâti

en maçonnerie avec des restes d’habitat du Haut-Moyen-Age. La première clôt un oppidum perché, de type éperon barré. La seconde,  plus réduite en longueur, évoque davantage une petite forteresse.

 

Elle pourrait correspondre à un marqueur de territoire, à un poste de contrôle des passages dans la vallée ou encore à un site défensif ou de repli en période trouble. Les deux phases d’occupation sont confirmées par les nombreux tessons de poterie présents sur le site.

Ce fut l’occasion d’échanges fructueux sur l’histoire locale avec les différents spécialistes présents à la sortie.

Le retour se fit en longeant le haut de la falaise avec de rares perspectives sur l’Ardèche et le beau village médiéval d’Aiguèze.

Samedi 18 janvier 2020 : randonnée à Pissevieille

La première sortie 2020 de l’association Patrimoine proposait de progresser jusqu’à la cascade de Pissevieille, une des plus belles de l’Ardèche.

19 personnes étaient au rendez-vous, pour la plupart des fidèles de nos randonnées

 

Le groupe démarra de Patroux pour gagner la majestueuse combe du Tiourre par la vieille route de Vallon (aujourd’hui GR4F)

 

passant par le saut du Loup, qui offre de belles perspectives.

 

 

 

De là, il gagna le rocher de la Farette qui surplombe le caynon de la Pissevieille et la cascade en question, qui peut offrir un panache de 80 m de haut quand elle est active. Déception au point sublime, les pluies des jours précédents n’avaient pas été suffisantes pour alimenter la chute !

Le cadre des falaises, avec son écrin de verdure, reste néanmoins spectaculaire.

Michel Raimbault rappela que les pentes de la Farette ont été occupées à la fin de l’Age du Fer et à l’époque romaine, comme en témoignent de nombreux fragments de poterie et de meules à même le sol sur une large surface. Un oppidum perché peu ordinaire pour la seconde période !

Le retour se fit par le ruisseau des Fonts,

le vieux moulin de Dubois et la remontée en partie défoncée de Patroux.

Une sortie nature d’un peu plus de 6 km sous un ciel clément pour un jour de janvier et dans la convivialité, qui inaugure bien pour le reste de la saison.

On se promit de revenir après un épisode de pluies plus important.

 

 

Samedi 7 décembre 2019 : un beau Téléthon

Pour une première édition, à l’initiative de l’association Patrimoine, l’équipe qui s’est mobilisée pour le Téléthon est plutôt satisfaite de ses actions pour collecter des fonds pour la recherche sur les maladies génétiques.
Elle regroupait une bonne trentaine de personnes bien motivées issues de six associations du village et quelques bénévoles, qui se retrouvaient le samedi 7 décembre dès 9 heures dans la salle polyvalente ou sous les barnums montés et décorés pour la circonstance.
L’idée première était de faire des caillettes dans la bonne tradition ardéchoise.

Plus de 800 ont été façonnées et cuites, elles ont été vendues presque tout de suite. On aurait pu en faire deux fois plus !
Même chose pour les oreillettes, les bugnes et les crêpes.

Autre fil rouge, la course-relais entre 10 h et 16 h fut l’occasion de découvrir le cœur du village et son magnifique ruisseau des Fonts, autant pour les petits que pour les grands, tout en donnant son obole à chaque tour.


D’autres moments forts furent

les démonstrations de taïchi et de yoga, ou encore de pilates,

avec la participation de certains enfants.
L’école s’est bien impliquée aussi en faisant d’étonnants dessins sur le thème du handicap et une splendide fresque avec leurs empreintes de pieds et de mains.
Tout un message !

La tombola fit carton plein.
Un grand bravo à l’équipe saint-remézienne du Téléthon pour son énergie, aux maîtresses, aux musiciens, à ceux qui ont fourni des lots, à la mairie, et à tous ceux qui sont venus soutenir ce noble combat contre les maladies rares.

Tous les dons et bénéfices, soit plus de 2800 €, ont été reversés à l’AFM.

11-12 novembre 2019 : quand les corbeaux voleront blancs…

Ce court métrage de 30 mn est né de l’exposition du Centenaire de la Première Guerre mondiale présentée l’an passé à la chapelle sainte Anne de Saint-Remèze par l’association Paysages, Patrimoine et Environnement. L’idée était de donner une suite à ce travail de mémoire afin de ne jamais oublier…
Le film a été réalisé par Michèle Young. Il s’appuie sur une dizaine de lettres témoignages sur des Poilus du village ou de leurs épouses communiquées par des familles, des lettres lues avec émotion par leurs descendants ou par des habitants de Saint-Remèze.
Ce sont des pages graves, bouleversantes, qui évoquent tous les affres de ce terrible confit qui a tant saigné et meurtri notre pays, doublées de prises de vue originales du village et de ses environs.

Le film a été présenté à la population de Saint-Remèze après la cérémonie au Monument aux morts, qui l’a perçu comme un document bouleversant, chargé en émotion. Près de deux cents personnes étaient présentes.
Le lendemain, il était montré aux enfants des Cours Elémentaire et Moyen de l’école sous la forme d’échanges avec les enfants.
Un autre moment touchant dans l’écoute, le questionnement et la pertinence des réponses.
Il y a là un film édifiant, un message fort qui trouverait sans doute le même écho dans bien des villages d’Ardèche. Merci à Michèle, assistée de Richard, pour la qualité de son film dans lequel elle a mis toute sa sensibilité.

 

Vendredi 25 octobre 2019 : une castagnade chaleureuse.

La castagnade organisée par notre association Paysages, Patrimoine et Environnement de Saint-Remèze n’a pas failli à sa tradition.
Comme les années passées, elle se tenait à la Maison forestière, où deux barnums avaient été soigneusement dressés pour la circonstance, avec l’aide précieuse des employés municipaux.


       Toute l’équipe y avait mis du sien pour la réussite de cette belle soirée d’automne, la décoration des barnums et de la salle, la rôtie des châtaignes et la préparation du repas.


Plus de cent personnes étaient présentes.
Au dire du plus grand nombre, malgré la sécheresse subie ces derniers mois, les châtaignes étaient succulentes.

         Le vin primeur aussi !

Suivaient un excellent bœuf bourguignon mijoté par Sylvette,


des picodons, une compote de
pommes de la vallée et des tartes à la châtaigne préparées gracieusement par Annie.


L’animation musicale était assurée par Marité et René, une chanteuse et un pianiste, avec des airs d’antan.

Un grand merci aux organisateurs de cette neuvième édition, à la Mairie, à l’ensemble des bénévoles de l’association, à Jean Chaudière

 

 

 


et au Domaine de Briange pour le prêt de matériel.

Merci aussi à Dame Nature qui a su ramener le beau temps, pour faire partager un moment toujours aussi convivial et festif, tout en faisant le plein de saveurs authentiques et locales !

Dimanche 1 septembre 2019 : des Templiers à Sauze.

Dans la continuité des Journées Espaces naturels sensibles, l’association Patrimoine proposait une sortie découverte dans la partie aval des Gorges de l’Ardèche.
Du haut du camping des Templiers, le départ se fit par le sentier assez raide qui gagne le rocher de la Cathédrale.
Puis, le groupe longea la plage des Templiers, au pied du Cirque de La Madeleine, avant de remonter au-dessus de la grotte du Cirque.

On entre dans la partie des Gorges la plus resserrée avec sur la rive droite les fameux Remparts du Garn.
Au passage on vit les grottes des Miracles et de Maïagar.

          La pause pour le pique-nique se fit près du rapide de la Fève, l’occasion pour certains de se rafraîchir dans les eaux de l’Ardèche.

     La progression se fit plus délicate suite à une petite pluie rendant particulièrement glissants certains passages.  
Quelques chutes à signaler ci et là…

 

 

Plus loin, on double le Rocher de Castelvieil coiffé d’un ancien oppidum.
Puis, on doit monter à une échelle et ramper sur quelques mètres dans une étroiture avant d’atteindre la belle plage de sable de la grotte de Saint-Marcel.

On arrive dans un secteur où les vestiges préhistoriques et historiques sont légion, avec la Tête du Lion, le Rocher de Dona Vierna et ses traces de château, le Ranc pointu, et toute une série de grottes ornées fermées au public comme les Deux-Ouvertures, la grotte du Figuier, la grotte Chabot. Michel apporta quelques commentaires.

Après un dernier passage délicat, on gagne la sortie des Gorges à Sauze, où attendaient Gilbert et Gérard pour aller récupérer les voitures.
Un linéaire sportif au cœur de la Réserve naturelle qui demande beaucoup de vigilance mais tellement satisfaisant.

Un grand bravo aux 23 participants pour leur écoute, leur sang-froid et leur bonne humeur.