24 février 2024

Remi, un saint, un vocable.

Remèze est la forme francisée du prénom occitan Remezi, homonyme de Remi (Remigius en latin), l’évêque de Reims qui baptisa Clovis Ier, roi des Francs, entre 496 et 499.

Un vitrail le rappelle dans l’église actuelle de Saint-Remèze.

Très vite, Rémi fit l’objet de dévotion et devint le protecteur de la cité de Reims avant de devenir le saint consécrateur des rois de France.

Vingt-cinq rois de France, jusqu’à Charles X (1825), furent sacrés dans la cathédrale actuelle de Reims.

Chaque année, les reliques de saint Remi conservées dans une châsse en bronze doré, sertie d’émaux, sont sorties de son tombeau qui occupe le chœur de la basilique de saint Remi de Reims, à ne pas confondre avec la cathédrale, pour être exposées aux fidèles le temps d’une neuvaine de journées de prières, calée autour du premier octobre.

Le village de Saint-Remèze est placé sous le vocable de ce saint depuis 877.
On peut s’étonner d’un tel choix en terre du Vivarais si éloignée de la Champagne et de l’Ile de France.

L’évêque Rémi s’est-il vraiment rendu dans le Vivarais ?
La proximité de Saint-Montan, du nom de l’ermite qui aurait prédit, selon la légende, la naissance et la renommée de Rémi, rend plausible cette hypothèse.
Ou ce vocable cache-t-il plus simplement une ancienne création religieuse relevant de l’abbaye mère de Reims, comme par exemple pour Saint-Rémy de Provence plus au sud ?

Paysages, Patrimoine et Environnement de Saint-Remèze a pris des contacts avec des universitaires et chercheurs pour poursuivre cette réflexion.