27 mai 2026

Avec l’association Patrimoine bourguesan : « visite unique, atypique, éclectique, du Bourg de la Rome antique (Mithra) aux jeux du cirque acrobatique (Cascade), des tours gothiques ecclésiastiques aux cloîtres monastiques, des romantiques (Sand, Rousseau etc) aux fabriques de céramique et aux boutiques. » 
Nous sommes 33 personnes, dont certaines ont autrefois vécu à Bourg.
Philippe Mas, vice-président de l’association, sera notre guide.
Quelques mots de bienvenue, puis nous allons suivre le parking du Rhône, dire un mot sur l’ancienne broderie, nous attarder sur l’actuelle mairie qui a pris la place d’un couvent des Ursulines.


On poursuit par les quais où se dresse le monument aux victimes du bombardement du 15 août 1944. C’est là que se tenait l’ancien pont suspendu. Un quartier très animé autrefois.
En face, l’Hôtel Digoine (XVIIIe s.), où George Sand s’est arrêtée sur le chemin de l’Italie en compagnie de Musset.
Plus loin, on visite la crypte et l’église Saint-Polycarpe, un des plus anciens monuments de Bourg, dont l’histoire est intimement liée à celle du martyre de saint Andéol.


On passe dans quelques vieilles ruelles et passages voûtés avant de regagner les quais. Quelques explications sur l’ancienne marbrerie sur l’emplacement d’un moulin à farine et sur la fabrique de carrelage en ciment François Lauzun, l’ancêtre de Villeroy et Boch. La cheminée existe toujours.
Après le couvent de la Présentation, on entre dans l’Hôpital intercommunal pour accéder au Couvent des Récollets.

Visite du cloître et de la chapelle datée de la seconde moitié du XVIIe s. qui abrite de nombreux objets d’art.
Remontée par un escalier monumental pour passer devant la chapelle du couvent de la Présentation (ancienne Visitation) et accéder à la Grande Rue sur l’ancienne voie romaine. De vieilles demeures. L’ancien rempart n’est pas loin.
On jette un coup d’œil sur la place Saint-Michel, l’ancienne école des Filles, le célèbre Palais des Évêques de Viviers (ce qui ne veut pas dire évêché), l’Hôtel Doize, une riche demeure du XVIIIe s., récemment restaurée, et l’Hôtel dit de Larnage, où Jean-Jacques Rousseau aurait eu une liaison avec une libertine du Bourg.


Puis, nous voyons l’Hôtel Nicolay où nous trouvons côte à côte le style gothique tardif et le style Renaissance.
Nous entrons dans le salon de l’Abbé Paradis, l’ancienne librairie des Beaux Livres de Provence, décoré de peintures de Claude Madier représentant de célèbres paysages ardéchois. Visite ensuite de l’église Saint-Andéol, un chef d’œuvre roman élevé entre la fin du XIe et le début du XIIe s. La façade occidentale a été modifiée au XVIIIe s.


On s’attarde sur le sarcophage en marbre de saint Andéol avec une face antique, païenne, présentant deux petits génies ailés tenant un cartouche dédié à un enfant, et une autre, chrétienne, reprise au XIIe s. avec une longue inscription en l’honneur de saint Andéol. Thierry nous fait un intéressant commentaire du couvercle.


L’heure tourne.
On reprend notre déambulation par la place Julien Rigaud dite « place de la Chèvre » avec une statue de Diane chasseresse sur une ancienne fontaine.


Remontée par la rue Olivier de Serre et son Hôtel particulier Bonot de Villevain du XVIIIe s.
On gagne enfin, au pied du château Pradelle, le vallon de Tourne et sa résurgence de type vauclusien, surtout célèbre pour son bas-relief représentant le dieu Mithra sculpté sur la paroi d’un rocher, là où devait se tenir un temple consacré à cette divinité. Un cas unique en France. Mithra est présenté sous la forme d’un jeune homme coiffé d’un bonnet phrygien égorgeant un taureau. Un culte d’origine oriental assez tardif dans le monde romain, à partir du IIe s.

Une visite intense qui aura duré plus de trois heures ! Un grand merci à notre guide, Philippe, obligé d’écourter sur la fin et à l’association Patrimoine bourguésan pour ce remarquable circuit digne d’une grande cité patrimoniale, qui compte 25 monuments historiques (classés ou inscrits) en retenant ses dolmens du Bois des Géantes.
A nous de rendre la pareille pour notre modeste village de Saint-Remèze. L’invitation à a été lancée à son président.

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