24 février 2024

Paysages, Patrimoine et Environnement de Saint-Remèze a tenu à marquer les 75 Ans de la Libération de Saint-Remèze par deux manifestations.

Une visite commentée par Michel Raimbault de l’ancienne station radar allemande construite début 1944, qui se cache dans la plaine d’Aurèle.

On y voit les silos éventrés de trois radars Freya pour la détection à longue distance des avions alliés et les embases de deux radars du type Wursburg destinés, l’un à mesurer

 

la distance, le cap et l’altitude des avions en question, et l’autre à guider les avions de chasse.

Tout autour, ce sont les fondations en béton des logements de la garnison, de la réserve d’eau, des locaux techniques, de la salle de commandement, d’abris, et de batteries de canons antiaériens.
Elle a fait l’objet d’une attaque de plusieurs groupes de résistants le 16 août 1944, mais qui échoue.
La base fut finalement détruite par les allemands eux-mêmes le 20 août, suite au repli général des troupes allemandes décidées par le Führer.

Rencontre entre les forces françaises de Libération et les FFI du secteur. Photo de Maurice Boulle.

Le deuxième moment se tenait dans l’ancien Hôtel Reynaud pour évoquer cette semaine tragique de fin 1944 qui vit passer dans le village plus de 10 000 soldats allemands avec son lot d’exactions et subit plusieurs mitraillages aériens. 

De nombreuses familles se retirent dans les bois ou les grottes. Le 30 août, c’est l’arrivée à Saint-Remèze d’un peloton du 4e escadron blindé du 2ième régiment de Spahis algériens de reconnaissance pour le compte de l’armée de Libération.
Une « rencontre historique » a lieu à l’Hôtel Reynaud avec des éléments de la Résistance ardéchoise venus de Vallon.
Le village est libéré, on sonne les cloches et un drapeau tricolore est hissé sur le clocher…

Ce second moment fut l’occasion de témoignages et d’échanges fructueux, parfois émouvants, entre les nombreux participants.

Tom Govers.

                                                         Trois invités étaient présents :
Tom Govers, petit-fils d’un grand résistant belge retiré en Ardèche, qui est venu  à Saint-Remèze, avant d’être arrêté et déporté,

Michel Rigaud, historien,
et Jean-Louis Issartel, président des Amis du Musée de la Résistance et la Déportation en Ardèche du Teil.

Jean Reynaud (à droite).

 

Un grand merci à Jean Reynaud qui a bien voulu rouvrir son Hôtel pour cette journée mémorielle.

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