Une journée exceptionnelle sur les hauteurs de la vallée de la Drobie avec Eric et Catherine Olivier du Groupe Alésien de Recherche Archéologique (GARA) et membres de la FARPA.
Le départ se fait du hameau de Charrus, dans un contexte déjà cévénol. Très vite, on monte dans la serre à la recherche de rochers gravés (pétroglyphes). Il s’agit le plus souvent d’affleurements schisteux, en légère pente.
Eric et Catherine nous montrent plusieurs panneaux avec des signes cruciformes et des cupules, et un pédiforme.
Nous avons droit à un intéressant rocher avec des cupules reliées par des sillons ou drains, donnant l’idée d’une figure ruisselante.
Près du sommet, où nous pique-niquons, une autre roche saillante montre un étonnant serpentiforme profondément creusé.
Tous ces sites proposent des vues panoramiques vers la vallée de la Drobie, Saint-Mélany,
Dompnac, Beaumont, la Serre de la Croix et le Tanargue.
Par des raidillons bordés de vieux châtaigniers, on gagne le Rocher de la Femme morte.
Puis, c’est une boucle par La Fabrie, Le Pont, avec un petit détour vers une ancienne chèvrerie, Les
Blancs, l’occasion de voir une large dalle abondamment couverte de croix bouletées
et de cupules alignées, et de traverser plusieurs ruisseaux et cascadelles.
Des compositions surprenantes, apparemment façonnées avec des artefacts en quartz, dont la signification nous échappe : rituel lié à l’eau, orants, plans ?
Elles semblent liées à une importante occupation pastorale des parties hautes du massif, peut-être de la fin du Néolithique, qui a dû se poursuivre à la Protohistoire.
Un grand merci à Eric et à Catherine pour cette journée découverte et leurs
explications richement documentées.
Merci aussi à Chantal de Charrus qui nous a proposé une pause boissons dans sa maison.












