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Samedi 1 février 2020 : Le Rocher de Castelviel (Aiguèze)

Pour sa seconde sortie, l’association Patrimoine proposait une montée aux Rochers de Castelviel sur la commune d’Aiguèze.

 

Le groupe était accompagné de Didier Ventajol et de Gérard de Racines aiguézoises.

 

 

Malheureusement, le brouillard et la pluie gâchèrent quelque peu la randonnée. La progression se fit par de vieux chemins dont certains marqués par de profondes ornières et des sentiers en sous-bois.

En dehors de la vue sur les Gorges, nulle ce matin là, l’intérêt du site résidait dans la présence de deux enceintes, dont l’une en pierre sèche remontant à l’Age du Fer (Ve s. av. J.-C). et la seconde sous la forme d’un beau mur bâti

en maçonnerie avec des restes d’habitat du Haut-Moyen-Age. La première clôt un oppidum perché, de type éperon barré. La seconde,  plus réduite en longueur, évoque davantage une petite forteresse.

 

Elle pourrait correspondre à un marqueur de territoire, à un poste de contrôle des passages dans la vallée ou encore à un site défensif ou de repli en période trouble. Les deux phases d’occupation sont confirmées par les nombreux tessons de poterie présents sur le site.

Ce fut l’occasion d’échanges fructueux sur l’histoire locale avec les différents spécialistes présents à la sortie.

Le retour se fit en longeant le haut de la falaise avec de rares perspectives sur l’Ardèche et le beau village médiéval d’Aiguèze.

Samedi 18 janvier 2020 : randonnée à Pissevieille

La première sortie 2020 de l’association Patrimoine proposait de progresser jusqu’à la cascade de Pissevieille, une des plus belles de l’Ardèche.

19 personnes étaient au rendez-vous, pour la plupart des fidèles de nos randonnées

 

Le groupe démarra de Patroux pour gagner la majestueuse combe du Tiourre par la vieille route de Vallon (aujourd’hui GR4F)

 

passant par le saut du Loup, qui offre de belles perspectives.

 

 

 

De là, il gagna le rocher de la Farette qui surplombe le caynon de la Pissevieille et la cascade en question, qui peut offrir un panache de 80 m de haut quand elle est active. Déception au point sublime, les pluies des jours précédents n’avaient pas été suffisantes pour alimenter la chute !

Le cadre des falaises, avec son écrin de verdure, reste néanmoins spectaculaire.

Michel Raimbault rappela que les pentes de la Farette ont été occupées à la fin de l’Age du Fer et à l’époque romaine, comme en témoignent de nombreux fragments de poterie et de meules à même le sol sur une large surface. Un oppidum perché peu ordinaire pour la seconde période !

Le retour se fit par le ruisseau des Fonts,

le vieux moulin de Dubois et la remontée en partie défoncée de Patroux.

Une sortie nature d’un peu plus de 6 km sous un ciel clément pour un jour de janvier et dans la convivialité, qui inaugure bien pour le reste de la saison.

On se promit de revenir après un épisode de pluies plus important.

 

 

Samedi 7 décembre 2019 : un beau Téléthon

Pour une première édition, à l’initiative de l’association Patrimoine, l’équipe qui s’est mobilisée pour le Téléthon est plutôt satisfaite de ses actions pour collecter des fonds pour la recherche sur les maladies génétiques.
Elle regroupait une bonne trentaine de personnes bien motivées issues de six associations du village et quelques bénévoles, qui se retrouvaient le samedi 7 décembre dès 9 heures dans la salle polyvalente ou sous les barnums montés et décorés pour la circonstance.
L’idée première était de faire des caillettes dans la bonne tradition ardéchoise.

Plus de 800 ont été façonnées et cuites, elles ont été vendues presque tout de suite. On aurait pu en faire deux fois plus !
Même chose pour les oreillettes, les bugnes et les crêpes.

Autre fil rouge, la course-relais entre 10 h et 16 h fut l’occasion de découvrir le cœur du village et son magnifique ruisseau des Fonts, autant pour les petits que pour les grands, tout en donnant son obole à chaque tour.


D’autres moments forts furent

les démonstrations de taïchi et de yoga, ou encore de pilates,

avec la participation de certains enfants.
L’école s’est bien impliquée aussi en faisant d’étonnants dessins sur le thème du handicap et une splendide fresque avec leurs empreintes de pieds et de mains.
Tout un message !

La tombola fit carton plein.
Un grand bravo à l’équipe saint-remézienne du Téléthon pour son énergie, aux maîtresses, aux musiciens, à ceux qui ont fourni des lots, à la mairie, et à tous ceux qui sont venus soutenir ce noble combat contre les maladies rares.

Tous les dons et bénéfices, soit plus de 2800 €, ont été reversés à l’AFM.

11-12 novembre 2019 : quand les corbeaux voleront blancs…

Ce court métrage de 30 mn est né de l’exposition du Centenaire de la Première Guerre mondiale présentée l’an passé à la chapelle sainte Anne de Saint-Remèze par l’association Paysages, Patrimoine et Environnement. L’idée était de donner une suite à ce travail de mémoire afin de ne jamais oublier…
Le film a été réalisé par Michèle Young. Il s’appuie sur une dizaine de lettres témoignages sur des Poilus du village ou de leurs épouses communiquées par des familles, des lettres lues avec émotion par leurs descendants ou par des habitants de Saint-Remèze.
Ce sont des pages graves, bouleversantes, qui évoquent tous les affres de ce terrible confit qui a tant saigné et meurtri notre pays, doublées de prises de vue originales du village et de ses environs.

Le film a été présenté à la population de Saint-Remèze après la cérémonie au Monument aux morts, qui l’a perçu comme un document bouleversant, chargé en émotion. Près de deux cents personnes étaient présentes.
Le lendemain, il était montré aux enfants des Cours Elémentaire et Moyen de l’école sous la forme d’échanges avec les enfants.
Un autre moment touchant dans l’écoute, le questionnement et la pertinence des réponses.
Il y a là un film édifiant, un message fort qui trouverait sans doute le même écho dans bien des villages d’Ardèche. Merci à Michèle, assistée de Richard, pour la qualité de son film dans lequel elle a mis toute sa sensibilité.

 

Vendredi 25 octobre 2019 : une castagnade chaleureuse.

La castagnade organisée par notre association Paysages, Patrimoine et Environnement de Saint-Remèze n’a pas failli à sa tradition.
Comme les années passées, elle se tenait à la Maison forestière, où deux barnums avaient été soigneusement dressés pour la circonstance, avec l’aide précieuse des employés municipaux.


       Toute l’équipe y avait mis du sien pour la réussite de cette belle soirée d’automne, la décoration des barnums et de la salle, la rôtie des châtaignes et la préparation du repas.


Plus de cent personnes étaient présentes.
Au dire du plus grand nombre, malgré la sécheresse subie ces derniers mois, les châtaignes étaient succulentes.

         Le vin primeur aussi !

Suivaient un excellent bœuf bourguignon mijoté par Sylvette,


des picodons, une compote de
pommes de la vallée et des tartes à la châtaigne préparées gracieusement par Annie.


L’animation musicale était assurée par Marité et René, une chanteuse et un pianiste, avec des airs d’antan.

Un grand merci aux organisateurs de cette neuvième édition, à la Mairie, à l’ensemble des bénévoles de l’association, à Jean Chaudière

 

 

 


et au Domaine de Briange pour le prêt de matériel.

Merci aussi à Dame Nature qui a su ramener le beau temps, pour faire partager un moment toujours aussi convivial et festif, tout en faisant le plein de saveurs authentiques et locales !

Dimanche 1 septembre 2019 : des Templiers à Sauze.

Dans la continuité des Journées Espaces naturels sensibles, l’association Patrimoine proposait une sortie découverte dans la partie aval des Gorges de l’Ardèche.
Du haut du camping des Templiers, le départ se fit par le sentier assez raide qui gagne le rocher de la Cathédrale.
Puis, le groupe longea la plage des Templiers, au pied du Cirque de La Madeleine, avant de remonter au-dessus de la grotte du Cirque.

On entre dans la partie des Gorges la plus resserrée avec sur la rive droite les fameux Remparts du Garn.
Au passage on vit les grottes des Miracles et de Maïagar.

          La pause pour le pique-nique se fit près du rapide de la Fève, l’occasion pour certains de se rafraîchir dans les eaux de l’Ardèche.

     La progression se fit plus délicate suite à une petite pluie rendant particulièrement glissants certains passages.  
Quelques chutes à signaler ci et là…

 

 

Plus loin, on double le Rocher de Castelvieil coiffé d’un ancien oppidum.
Puis, on doit monter à une échelle et ramper sur quelques mètres dans une étroiture avant d’atteindre la belle plage de sable de la grotte de Saint-Marcel.

On arrive dans un secteur où les vestiges préhistoriques et historiques sont légion, avec la Tête du Lion, le Rocher de Dona Vierna et ses traces de château, le Ranc pointu, et toute une série de grottes ornées fermées au public comme les Deux-Ouvertures, la grotte du Figuier, la grotte Chabot. Michel apporta quelques commentaires.

Après un dernier passage délicat, on gagne la sortie des Gorges à Sauze, où attendaient Gilbert et Gérard pour aller récupérer les voitures.
Un linéaire sportif au cœur de la Réserve naturelle qui demande beaucoup de vigilance mais tellement satisfaisant.

Un grand bravo aux 23 participants pour leur écoute, leur sang-froid et leur bonne humeur.

 

 

 




Samedi 24 août 2019 : il y a 75 ans !

Paysages, Patrimoine et Environnement de Saint-Remèze a tenu à marquer les 75 Ans de la Libération de Saint-Remèze par deux manifestations.

Une visite commentée par Michel Raimbault de l’ancienne station radar allemande construite début 1944, qui se cache dans la plaine d’Aurèle.

On y voit les silos éventrés de trois radars Freya pour la détection à longue distance des avions alliés et les embases de deux radars du type Wursburg destinés, l’un à mesurer

 

la distance, le cap et l’altitude des avions en question, et l’autre à guider les avions de chasse.

Tout autour, ce sont les fondations en béton des logements de la garnison, de la réserve d’eau, des locaux techniques, de la salle de commandement, d’abris, et de batteries de canons antiaériens.
Elle a fait l’objet d’une attaque de plusieurs groupes de résistants le 16 août 1944, mais qui échoue.
La base fut finalement détruite par les allemands eux-mêmes le 20 août, suite au repli général des troupes allemandes décidées par le Führer.

Rencontre entre les forces françaises de Libération et les FFI du secteur. Photo de Maurice Boulle.

Le deuxième moment se tenait dans l’ancien Hôtel Reynaud pour évoquer cette semaine tragique de fin 1944 qui vit passer dans le village plus de 10 000 soldats allemands avec son lot d’exactions et subit plusieurs mitraillages aériens. 

De nombreuses familles se retirent dans les bois ou les grottes. Le 30 août, c’est l’arrivée à Saint-Remèze d’un peloton du 4e escadron blindé du 2ième régiment de Spahis algériens de reconnaissance pour le compte de l’armée de Libération.
Une « rencontre historique » a lieu à l’Hôtel Reynaud avec des éléments de la Résistance ardéchoise venus de Vallon.
Le village est libéré, on sonne les cloches et un drapeau tricolore est hissé sur le clocher…

Ce second moment fut l’occasion de témoignages et d’échanges fructueux, parfois émouvants, entre les nombreux participants.

Tom Govers.

                                                         Trois invités étaient présents :
Tom Govers, petit-fils d’un grand résistant belge retiré en Ardèche, qui est venu  à Saint-Remèze, avant d’être arrêté et déporté,

Michel Rigaud, historien,
et Jean-Louis Issartel, président des Amis du Musée de la Résistance et la Déportation en Ardèche du Teil.

Jean Reynaud (à droite).

 

Un grand merci à Jean Reynaud qui a bien voulu rouvrir son Hôtel pour cette journée mémorielle.

Vendredi 9 août 2019 : nuit des étoiles.

Pour sa quatrième édition, la Nuit des Etoiles avait lieu cette année sur le site exceptionnel du théâtre d’AfriKabidon dans la plaine d’Aurèle, avec en fond le massif de la Dent de Rez.

Ce théâtre de plein air fut construit il y a une douzaine d’années pour un Festival consacré à la création africaine et au développement.

La manifestation commença par un repas partagé, où chacun avait apporté quelque chose salé ou sucré, ou à boire, pour un moment convivial.

          Plus de 120 personnes étaient présentes, installées sur les gradins ou le haut du théâtre.

 

L’animation était assurée par l’association d’astronomie Ophiuchus de Saint-Julien de Peyrolas, avec la tenue de quatre télescopes dans l’orchestre au pied du théâtre.


      Dès la nuit tombée, on eut droit à un diaporama sur la conquête de le Lune, puisque nous fêtons les cinquante ans des premiers pas de l’Homme sur la Lune.

               Malheureusement, le ciel était en grande partie occulté par un gros nuage qui ne permit pas une bonne observation en début de nuit.
Il a fallu attendre les 23 h pour que le ciel se dégage permettant aux plus patients d’observer clairement Jupiter et ses quatre satellites, Saturne avec ses anneaux et son satellite Titan, ou encore la surface lunaire et sa multitude de cratères de toutes tailles.
Il fut aussi possible d’admirer l’amas globulaire M13 et la galaxie spirale d’Andromède. Par contre, la présence de la Lune a quelque peu contrarié le spectacle des étoiles filantes.
Ce fut néanmoins un beau moment d’échange en famille ou entre amis.
Un grand merci au propriétaire du terrain et à tous ceux qui ont contribué à l’organisation de cette soirée.

 

Vendredi 26 juillet 2019 : Ardèche, terre d’industrie, terre de patrimoine ?

La conférence était donnée par Flore Vigné, doctorante, chargée de recherche au Parc des Monts d’Ardèche.
Initialement prévue au grand lavoir, le mauvais temps voulut qu’elle soit présentée à la salle polyvalente.
Elle nous fit découvrir dans un premier temps la richesse et la diversité du patrimoine industriel ardéchois : textiles dont les fameux moulinages et filatures,

 

 

mégisserie, cuir,                                       tannerie, minerais, fonderies, mécanique, chaux et ciments, papeterie, bijoux, industrie de l’eau minérale…
Des sites qui hier ont fait l’économie de l’Ardèche battant en brêche l’idée trop souvent répandue que ce département n’était que rural.
Ces industries ont souvent laissé d’importants bâtiments architecturaux dans les paysages ardéchois, parfois accompagnés de véritables villages, tels Champ la Lioure ou la Cité blanche Lafarge à Viviers, constituant des microsociétés autarciques avec des règlements sévères pour le personnel ouvrier.

Longtemps oublié, menacé de démolition, le patrimoine industriel a aujourd’hui droit de cité. Certains ensembles ont fait l’objet de reconversions intéressantes de la part des propriétaires ou des collectivités territoriales, ou encore d’associations, sous forme d’ateliers, de musées, de centres de culture, de logements sociaux.

Une conférence magistrale pour s’approprier davantage ce riche passé industriel ardéchois et son devenir.

Dimanche 7 juillet : de Serre de Barrès à Mézenc.

Pour sa dernière sortie du semestre, notre association proposait une montée au plateau de la Serre de Barrès à partir de Combe grand et des Costes, le sentier de randonnée qui conduit à la Dent de Rez.
Une modeste pluie pendant la nuit avait rafraîchi l’atmosphère caniculaire des derniers jours.

Ce fut l’occasion de voir un dolmen encore intact caché dans la garrigue, des coffres funéraires et quelques structures en pierre sèche, témoignages de différentes périodes d’occupation.

             Sur le plateau, les pelouses sont égayées d’importantes touffes de lavande vraie, la « fine », particulièrement belle et odorante en ce début juillet.
On y trouve une formation végétale assez variée peu perturbée par les fortes chaleurs, surtout que les buis n’y ont pas encore été attaqués par la pyrale. 


La chance voulut que le groupe rencontre Olivier Chautard venu ravitailler en eau son troupeau de vaches de race Aubrac qui pâturent là-haut une grande partie de l’année.
Un bel exemple de relance du pastoralisme, facteur d’ouverture des milieux, mené conjointement avec le SGGA.

La descente se fit par le chemin qui conduit à la ferme du Mézenc, tenue par une association de chasse, où localement les plantations de cèdres occupent une grande place aux côtés des forêts de chênes verts.

Une jolie randonnée nature qui offre par temps clair de larges panoramas sur les Gorges et les Cévennes.