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Vendredi 25 octobre 2019 : une castagnade chaleureuse.

La castagnade organisée par notre association Paysages, Patrimoine et Environnement de Saint-Remèze n’a pas failli à sa tradition.
Comme les années passées, elle se tenait à la Maison forestière, où deux barnums avaient été soigneusement dressés pour la circonstance, avec l’aide précieuse des employés municipaux.


       Toute l’équipe y avait mis du sien pour la réussite de cette belle soirée d’automne, la décoration des barnums et de la salle, la rôtie des châtaignes et la préparation du repas.


Plus de cent personnes étaient présentes.
Au dire du plus grand nombre, malgré la sécheresse subie ces derniers mois, les châtaignes étaient succulentes.

         Le vin primeur aussi !

Suivaient un excellent bœuf bourguignon mijoté par Sylvette,


des picodons, une compote de
pommes de la vallée et des tartes à la châtaigne préparées gracieusement par Annie.


L’animation musicale était assurée par Marité et René, une chanteuse et un pianiste, avec des airs d’antan.

Un grand merci aux organisateurs de cette neuvième édition, à la Mairie, à l’ensemble des bénévoles de l’association, à Jean Chaudière

 

 

 


et au Domaine de Briange pour le prêt de matériel.

Merci aussi à Dame Nature qui a su ramener le beau temps, pour faire partager un moment toujours aussi convivial et festif, tout en faisant le plein de saveurs authentiques et locales !

Dimanche 1 septembre 2019 : des Templiers à Sauze.

Dans la continuité des Journées Espaces naturels sensibles, l’association Patrimoine proposait une sortie découverte dans la partie aval des Gorges de l’Ardèche.
Du haut du camping des Templiers, le départ se fit par le sentier assez raide qui gagne le rocher de la Cathédrale.
Puis, le groupe longea la plage des Templiers, au pied du Cirque de La Madeleine, avant de remonter au-dessus de la grotte du Cirque.

On entre dans la partie des Gorges la plus resserrée avec sur la rive droite les fameux Remparts du Garn.
Au passage on vit les grottes des Miracles et de Maïagar.

          La pause pour le pique-nique se fit près du rapide de la Fève, l’occasion pour certains de se rafraîchir dans les eaux de l’Ardèche.

     La progression se fit plus délicate suite à une petite pluie rendant particulièrement glissants certains passages.  
Quelques chutes à signaler ci et là…

 

 

Plus loin, on double le Rocher de Castelvieil coiffé d’un ancien oppidum.
Puis, on doit monter à une échelle et ramper sur quelques mètres dans une étroiture avant d’atteindre la belle plage de sable de la grotte de Saint-Marcel.

On arrive dans un secteur où les vestiges préhistoriques et historiques sont légion, avec la Tête du Lion, le Rocher de Dona Vierna et ses traces de château, le Ranc pointu, et toute une série de grottes ornées fermées au public comme les Deux-Ouvertures, la grotte du Figuier, la grotte Chabot. Michel apporta quelques commentaires.

Après un dernier passage délicat, on gagne la sortie des Gorges à Sauze, où attendaient Gilbert et Gérard pour aller récupérer les voitures.
Un linéaire sportif au cœur de la Réserve naturelle qui demande beaucoup de vigilance mais tellement satisfaisant.

Un grand bravo aux 23 participants pour leur écoute, leur sang-froid et leur bonne humeur.

 

 

 




Samedi 24 août 2019 : il y a 75 ans !

Paysages, Patrimoine et Environnement de Saint-Remèze a tenu à marquer les 75 Ans de la Libération de Saint-Remèze par deux manifestations.

Une visite commentée par Michel Raimbault de l’ancienne station radar allemande construite début 1944, qui se cache dans la plaine d’Aurèle.

On y voit les silos éventrés de trois radars Freya pour la détection à longue distance des avions alliés et les embases de deux radars du type Wursburg destinés, l’un à mesurer

 

la distance, le cap et l’altitude des avions en question, et l’autre à guider les avions de chasse.

Tout autour, ce sont les fondations en béton des logements de la garnison, de la réserve d’eau, des locaux techniques, de la salle de commandement, d’abris, et de batteries de canons antiaériens.
Elle a fait l’objet d’une attaque de plusieurs groupes de résistants le 16 août 1944, mais qui échoue.
La base fut finalement détruite par les allemands eux-mêmes le 20 août, suite au repli général des troupes allemandes décidées par le Führer.

Rencontre entre les forces françaises de Libération et les FFI du secteur. Photo de Maurice Boulle.

Le deuxième moment se tenait dans l’ancien Hôtel Reynaud pour évoquer cette semaine tragique de fin 1944 qui vit passer dans le village plus de 10 000 soldats allemands avec son lot d’exactions et subit plusieurs mitraillages aériens. 

De nombreuses familles se retirent dans les bois ou les grottes. Le 30 août, c’est l’arrivée à Saint-Remèze d’un peloton du 4e escadron blindé du 2ième régiment de Spahis algériens de reconnaissance pour le compte de l’armée de Libération.
Une « rencontre historique » a lieu à l’Hôtel Reynaud avec des éléments de la Résistance ardéchoise venus de Vallon.
Le village est libéré, on sonne les cloches et un drapeau tricolore est hissé sur le clocher…

Ce second moment fut l’occasion de témoignages et d’échanges fructueux, parfois émouvants, entre les nombreux participants.

Tom Govers.

                                                         Trois invités étaient présents :
Tom Govers, petit-fils d’un grand résistant belge retiré en Ardèche, qui est venu  à Saint-Remèze, avant d’être arrêté et déporté,

Michel Rigaud, historien,
et Jean-Louis Issartel, président des Amis du Musée de la Résistance et la Déportation en Ardèche du Teil.

Jean Reynaud (à droite).

 

Un grand merci à Jean Reynaud qui a bien voulu rouvrir son Hôtel pour cette journée mémorielle.

Vendredi 9 août 2019 : nuit des étoiles.

Pour sa quatrième édition, la Nuit des Etoiles avait lieu cette année sur le site exceptionnel du théâtre d’AfriKabidon dans la plaine d’Aurèle, avec en fond le massif de la Dent de Rez.

Ce théâtre de plein air fut construit il y a une douzaine d’années pour un Festival consacré à la création africaine et au développement.

La manifestation commença par un repas partagé, où chacun avait apporté quelque chose salé ou sucré, ou à boire, pour un moment convivial.

          Plus de 120 personnes étaient présentes, installées sur les gradins ou le haut du théâtre.

 

L’animation était assurée par l’association d’astronomie Ophiuchus de Saint-Julien de Peyrolas, avec la tenue de quatre télescopes dans l’orchestre au pied du théâtre.


      Dès la nuit tombée, on eut droit à un diaporama sur la conquête de le Lune, puisque nous fêtons les cinquante ans des premiers pas de l’Homme sur la Lune.

               Malheureusement, le ciel était en grande partie occulté par un gros nuage qui ne permit pas une bonne observation en début de nuit.
Il a fallu attendre les 23 h pour que le ciel se dégage permettant aux plus patients d’observer clairement Jupiter et ses quatre satellites, Saturne avec ses anneaux et son satellite Titan, ou encore la surface lunaire et sa multitude de cratères de toutes tailles.
Il fut aussi possible d’admirer l’amas globulaire M13 et la galaxie spirale d’Andromède. Par contre, la présence de la Lune a quelque peu contrarié le spectacle des étoiles filantes.
Ce fut néanmoins un beau moment d’échange en famille ou entre amis.
Un grand merci au propriétaire du terrain et à tous ceux qui ont contribué à l’organisation de cette soirée.

 

Vendredi 26 juillet 2019 : Ardèche, terre d’industrie, terre de patrimoine ?

La conférence était donnée par Flore Vigné, doctorante, chargée de recherche au Parc des Monts d’Ardèche.
Initialement prévue au grand lavoir, le mauvais temps voulut qu’elle soit présentée à la salle polyvalente.
Elle nous fit découvrir dans un premier temps la richesse et la diversité du patrimoine industriel ardéchois : textiles dont les fameux moulinages et filatures,

 

 

mégisserie, cuir,                                       tannerie, minerais, fonderies, mécanique, chaux et ciments, papeterie, bijoux, industrie de l’eau minérale…
Des sites qui hier ont fait l’économie de l’Ardèche battant en brêche l’idée trop souvent répandue que ce département n’était que rural.
Ces industries ont souvent laissé d’importants bâtiments architecturaux dans les paysages ardéchois, parfois accompagnés de véritables villages, tels Champ la Lioure ou la Cité blanche Lafarge à Viviers, constituant des microsociétés autarciques avec des règlements sévères pour le personnel ouvrier.

Longtemps oublié, menacé de démolition, le patrimoine industriel a aujourd’hui droit de cité. Certains ensembles ont fait l’objet de reconversions intéressantes de la part des propriétaires ou des collectivités territoriales, ou encore d’associations, sous forme d’ateliers, de musées, de centres de culture, de logements sociaux.

Une conférence magistrale pour s’approprier davantage ce riche passé industriel ardéchois et son devenir.

Dimanche 7 juillet : de Serre de Barrès à Mézenc.

Pour sa dernière sortie du semestre, notre association proposait une montée au plateau de la Serre de Barrès à partir de Combe grand et des Costes, le sentier de randonnée qui conduit à la Dent de Rez.
Une modeste pluie pendant la nuit avait rafraîchi l’atmosphère caniculaire des derniers jours.

Ce fut l’occasion de voir un dolmen encore intact caché dans la garrigue, des coffres funéraires et quelques structures en pierre sèche, témoignages de différentes périodes d’occupation.

             Sur le plateau, les pelouses sont égayées d’importantes touffes de lavande vraie, la « fine », particulièrement belle et odorante en ce début juillet.
On y trouve une formation végétale assez variée peu perturbée par les fortes chaleurs, surtout que les buis n’y ont pas encore été attaqués par la pyrale. 


La chance voulut que le groupe rencontre Olivier Chautard venu ravitailler en eau son troupeau de vaches de race Aubrac qui pâturent là-haut une grande partie de l’année.
Un bel exemple de relance du pastoralisme, facteur d’ouverture des milieux, mené conjointement avec le SGGA.

La descente se fit par le chemin qui conduit à la ferme du Mézenc, tenue par une association de chasse, où localement les plantations de cèdres occupent une grande place aux côtés des forêts de chênes verts.

Une jolie randonnée nature qui offre par temps clair de larges panoramas sur les Gorges et les Cévennes.

Samedi 15 juin : sortie à Saoû.

Le mauvais temps n’a pas découragé les plus courageux de l’association Patrimoine pour faire cette  randonnée prévue en Drôme à partir du beau village de Saoû. 

Elle menait à la Roche Colombe, véritable poupe rocheuse de l’extraordinaire synclinal perché de la forêt de Saoû, la référence pour ce type de relief inversé qui remonterait à plus de 80 millions d’années.
La montée fut assez raide par des chemins souvent empierrés à travers bois aux essences variées.

Au sommet, à 884 m, soit plus de 500 m de dénivelé, au moment de la pause du pique-nique, quelques éclaircies permirent de se faire une idée de l’ampleur des paysages, d’apercevoir les Trois Becs et le Vercors.
La descente se fit en longeant la crête rocheuse, puis par le Pas de l’Echelette, assez raide, qui ouvre sur un splendide sentier dans la hêtraie qui contourne Roche-Colombe par le bas.

L’équipe se retrouvait à temps au point de départ, avant que des pluies diluviennes ne s’abattent sur toute la contrée.

Le massif montagneux préalpin de la Forêt de Saoû est vraiment un espace naturel remarquable qui ne pouvait que séduire les participants et les inciter à revenir par grand beau.

Mercredi 12 juin : un belle journée à Arles

Notre association Paysages, Patrimoine et Environnement de Saint-Remèze proposait mercredi 12 juin une visite d’Arles à la journée.

Pour les 38 participants, le rendez-vous était fixé à l’Office du tourisme où les attendait la guide conférencière qui allait très vite captiver son auditoire par ses explications sur « La Rome des Gaules », qui devint aussi un grand centre religieux au Moyen Age.

 

    Après une présentation générale dans le parc de Diane, on vit en premier le théâtre antique qui date de l’époque d’Auguste et pouvait contenir jusqu’à 10 000 personnes.
Du magnifique mur de scène à trois étages, il ne subsiste que deux colonnes entières.

Puis, le groupe gagna les cryptoportiques, ces étonnantes galeries souterraines qui s’étendaient sous le forum.

 

                 On poursuivit par le remarquable portail de l’église Saint Trophime, chef d’œuvre de l’école romane provençale.

L’église donne sur la place de la République, où se dresse aussi un bel obélisque de granit égyptien, trouvé sur l’emplacement du cirque romain.
Puis, ce fut la visite du cloître, l’un des plus célèbres de Provence par son élégance et la richesse de sa décoration sculptée sur les piliers d’angle et les chapiteaux.

Avant le repas, il y eut la visite des Arènes élevées dès les premières années de la fondation de la colonie d’Arles pour les combats de gladiateurs.
Des combats de bêtes fauves ont pu s’y livrer aussi, comme le rappelle la hauteur du mur qui clôture la piste.

 

L’après-midi était consacré au Musée départemental Arles antique qui offre des collections archéologiques exceptionnelles de mosaïques, sarcophages, sculptures dont le buste de Jules César, des objets du quotidien et le fameux chaland gallo-romain Arles-Rhône 3, long de 31 m, sorti des eaux du Rhône en 2011, devenu l’une des pièces maîtresses du Musée.

 

          Encore un grand bravo à la guide pour son professionnalisme et ses compétences, son sens de la transmission des savoirs, son humour, et merci aux organisateurs de cette journée particulièrement réussie.

Patrimoine Saint-Remèze : 10 ans d’âge !

Paysages, Patrimoine et Environnement de Saint-Remèze vient de fêter ses Dix Ans d’âge. Pour marquer l’événement, elle proposait un programme varié sur quatre jours, sur le thème de l’Eau.
Le vendredi 31 mai, ce fut une exposition de photos à la chapelle sainte Anne rappelant les principales actions de l’association, en particulier les nombreuses sorties pour découvrir les patrimoines de la commune et des villages voisins, mais aussi les Fêtes du pain, les Nuits des étoiles, les Castagnades, les conférences et expositions, les Rencontres avec les autres associations patrimoniales du Sud-Ardèche…

Le soir, était donnée une excellente conférence sur Le Rhône d’hier et d’aujourd’hui par Alexandre Chapuis, en partenariat avec les Chênes verts.

Le samedi, la matinée était consacrée à la visite des lieux d’eau du village. Elle permit de constater que le grand essor se fit dans la seconde moitié du XIXe s. quand les notions d’hygiène se développent, en particulier après la terrible épidémie du choléra en 1884, qui voit fleurir les pompes, les lavoirs, les caniveaux.

Passage du ruisseau à Saint-Remèze

Ce fut l’occasion de descendre dans le passage souterrain du ruisseau des Fonts qui court sous la rue du Barry, un ouvrage construit à partir de 1866 au pied de l’ancien rempart.

 

 

Plaque sur les monuments de la commune de Saint-Remèze

 

 

A midi, ce fut l’inauguration des plaques posées sur les monuments remarquables de la commune, avec le soutien de la Mairie.

L’après-midi, la Rencontre autour de l’eau fut un temps fort avec six intéressantes communications et plusieurs expositions prêtés par les Amis de l’Histoire de la région de Vallon et l’EPTB Ardèche.

En soirée, un repas partagé avec animation musicale sur la place du Porgie décorée pour la circonstance.

On peut regretter que le public ait quelque peu boudé ces moments d’informations et d’échanges.

 

 

 

 

La journée du dimanche était occupée par une belle randonnée le long du chemin des trois moulins et dans la combe du Tiourre en passantpar la résurgence du même nom, à l’origine d’un captage pour la commune de Vallon depuis 1896.

 

 

 

 

La dernière journée était réservée aux enfants de l’école de Saint-Remèze avec un parcours de découverte en 9 stations à travers le village, une démonstration de lavage par Sylvette au grand lavoir  communal et une randonnée autour de l’activité des moulins à eau.

Une occasion pour les enfants de s’approprier ce patrimoine souvent oublié et de mieux comprendre la magie et les bienfaits de l’eau.

 

Un grand merci aux organisateurs de ces journées, à l’implication du Bureau, mais une pointe de déception devant la maigre fréquentation des saint-reméziens à la plupart des animations, malgré un temps particulièrement clément !

 

Samedi 18 mai : une belle fête du pain !

Pour sa quatrième édition, Paysages, Patrimoine et Environnement de Saint-Remèze proposait une Fête du Pain à l’ancien four communal des Hellys, sur la route de Gras.
Toute l’organisation fut réussie et le cadre parfait.

Comme boulanger artisan, Jean-Sébastien Duval, de Saint-Rémy de Provence, qui a su faire partager son savoir-faire et sa passion à la cinquantaine de personnes présentes sur place.
Il a tout mené de main de maître depuis la sélection des farines qui viennent de ses champs, la fabrication du levain, le pétrissage, les temps de fermentation, le façonnage des miches et la cuisson dans le four.

Tout était prêt pour un premier défournement à l’arrivée de la randonnée organisée à cette occasion, et le résultat excellent aux dires de tous.

 

 

 

La fête se poursuivit dans la bonne humeur autour d’un pique-nique collectif, avec une animation musicale de qualité, à faire danser et chanter.

 

 

 

Un grand bravo à notre paysan boulanger pour son tour de main, sa créativité (on a même eu droit à des fougasses et à une pompe à l’huile délicieusement parfumée !) et son sens de la transmission.

Un grand merci à Martine et Claudet Charmasson, qui nous ont fait connaître ce boulanger et ont fourni le bois pour le four, à Eric et Brigitte Sabaton, pour leur accueil et la mise à disposition de leur terrain, à l’équipe bien soudée de l’association et à la mairie de Gras, propriétaire du four.

Encore un beau moment de convivialité, dans une ambiance « pagnolesque », autour de ce savoir-faire de la boulange, un des fleurons de notre artisanat.